Référendum communal et populaire     

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Réponses à la question de la semaine - Référendum communal - Sur le même sujet - Qui ment ? - Monsieur le Syndic

Kubler Dominique: Bravo au centre et a la droite pour ce référendum, enfin quelqu'un qui s'occupe de la population

Gagnebin Marlène: Ce que je pense, ce n'est qu'une question de politique, les votations étant pro­ches, les partis de droite veulent essayer de récupérer des sièges à la Municipalité actuellement de ma­jorité socialiste. Le référendum est démocratiquement autorisé, mais la manière en est une autre, lors­que j'ai été abordée à la rue Cen­trale par un jeune homme qui m'a demandé si je voulais signer pour le référendum, j'ai refusé, celui-ci m'a alors rétorqué: «Vous voulez payer plus d'impôts alors...» Si leur propagande était basée sur l'aug­mentation des impôts, les person­nes se sont senties beaucoup plus concernées que sur le plafonne­ment de la dette!

Deprez Nicolas: La nécessite de maîtriser l'endettement d'une col­lectivité publique est primordiale pour l'avenir de celle-ci. Ce réfé­rendum est à mon sens nécessaire.

Streit Eddy: Je pense que le référendum sera une bonne chose qui permettra à la population morgienne de s'exprimer. Quant à son coût, mis en avant par la gauche, c'est un faux débat car il est minime par rapport aux charges supplémentaires qu'une dette de 135 millions apporterait.

G. Bossel: Je ne fais pas de politique, mais j'ai toujours pensé qu'au conseil communal ce sont les conseillers élus par le peuple et la commission de gestion qui déci­daient des dépenses que la Municipalité propose de faire dans les 5 ans à venir, à la majorité du conseil et que les municipaux étaient l'exécutif. Alors est-ce que un conseiller de gauche ou de droite pourrait m'expliquer pourquoi on va voter pour un référendum qui va coûter près de 50'000 francs avant de savoir à combien vont se monter les dépenses futures.

Jeanneret Olivier: Je pense que c'est très bien de ne pas se laisser faire, et de prendre le droit de référendum... La preuve que les citoyens ne sont pas dupes sur la manœuvre de la gauche est le nombre important de signatures récoltées. Bravo donc pour cette initiative.

Favre Cedric: Indispensable pour aider la volonté de la Munici­palité à agir sur les finances com­munales et de stabiliser la dette par habitant.

Kubler Steven: La base de la démocratie est de permettre aux citoyens de s'exprimer, ce que le centre-droite a parfaitement compris! Il est essentiel que les Morgiens puissent se prononcer lors­qu'un sujet d'une telle importance divise pareillement le Conseil communal. N'oublions pas que la gauche a refusé à l'unanimité de donner la parole au peuple! Le référendum était dès lors utile et surtout nécessaire!

Réponses à la question de la semaine : Journal de Morges, vendredi 9 mars 2007

 «QUE PENSEZ-VOUS DU RÉFÉRENDUM LANCÉ PAR LE CENTRE ET LA DROITE ?»

Busslinger Jean-Hugues: J’y suis tout à fait favorable. On ne peut se permettre de «laisser filer» la dette communale. Comment expliquer l’insistance de la majorité municipale à obtenir un plafond aussi élevé, sinon par la volonté de pouvoir dépenser encore plus largement? N’oublions pas que les impôts financent les intérêts de la dette.

Décosterd Eric: Lorsqu’il y a deux votes serrés et contradictoires au Conseil sur un sujet qui engage toute une législature, il est normal de demander au peuple de trancher. Le plafond de la dette fait partie de ces sujets. La gauche (socialistes, popistes, verts et indépendants) a refusé à la population de pouvoir se prononcer via l’assemblée de commune; les autres partis (radical, libéral, UDC et Entente Morgienne) ont tenu à donner le dernier mot à la population. Il ne restait plus que le référendum pour le faire. C’est ce qu’on appelle la démocratie directe!

Ambresin Frédéric: Pourquoi lancer un référendum sur cet objet? Il aurait été plus opportun d’attaquer la hausse d’impôts le jour où elle aurait (éventuellement) lieu. Et que se passera-t-il si les Morgien(ne)s disent non lors de la votation? C’est le Conseil d’Etat qui déterminera notre plafond d’endettement, alors que le but est d’augmenter l’autonomie des communes. Enfin, nous aurions pu déjà économiser les dizaines de milliers de francs que coûtera l’organisation de cette votation.

Pasche Jean-Marc: Parfaitement justifié. Le plan de législature de la Municipalité mentionne une volonté de stabiliser la dette. Or, en fixant trop haut ce plafond d\'endettement, elle dévoile son manque de volonté pour contenir cette dette. Démocratiquement, il est donc très bien que les citoyens morgiens aient le dernier mot!

Arnaud Marco: Il est tout à fait justifié, si un débat plus en profondeur avait eu lieu et non un clivage entre gauche-droite, le citoyen n'aurait pas à se prononcer sur ce sujet et d'autres inutiles.

Degaudenzi Dominique: Une excellente initiative qui permettra aux Morgiennes et aux Morgiens de se prononcer sur le niveau qu'ils jugent acceptable du plafond d'endettement et de la dette communale. Bravo et merci aux courageux référendaires et aux 2000 signataires qui nous donnent ainsi la possibilité de nous exprimer par le biais des urnes et de dire résolument non à un plafond d\'endettement à 135 millions. Morges ne doit plus s'endetter davantage.

Friederich Michel: Il est temps de gérer correctement nos finances. La conjoncture est bonne. La commune peut abaisser sa dette. Admettre un plafond trop haut est trop tentant.

Belleux Marie-France: J'appuie totalement le centre et la droite dans sa démarche pour limiter le plafond de l'endettement de la commune de Morges: je trouve que l'augmenter de 30 millions est tout à fait excessif !

 

Référendum communal

Cedric Favre, Morges, Journal de Morges, vendredi 23 février 2007

24Heures/15.2.07 - Le camp bourgeois accusé de mensonges par le syndic socialiste de Morges

L'article paru dans un quotidien dont une part se veut régionale et les conseils journalistiques dispensés méritent quelques précisions. Avec environ 5000.- par jour d'intérêts passifs sur la dette actuelle, il faudrait être dupe pour ne pas s'imaginer une hausse de ces frais si cette même dette devait atteindre 125 millions de francs suisses. Et qui payerait cette hausse? Devinez.

Mais ce n'est pas, contrairement à ce qui a été écrit, la raison principale du référendum. Il y en a même deux. Tout d'abord, il est important d'être raisonnable, à tous les échelons, sur les crédits souhaités. Un franc dépensé, devrait être un franc gagné. Et non une plongée dans les abîmes de l'endettement sur la tête des contribuables et prochainement de la génération montante. Monsieur le municipal des finances en est parfaitement conscient puisqu'il approuvait, sur le tas, quelques millions de moins. Une économie et des investissements raisonnables plafonnés, tels sont les vrais motifs du référendum. D'autre part, et contre le rêve de Monsieur le Syndic, il s'agit d'un bras de fer complètement politisé entre une gauche déçue du résul-tat de décembre et une droite dont tous les arguments avaient été dits. Grâce à une grande mobilisation de la part des partis dits «du peuple», deux voix politiques en ont valu d'une décision qui était sage et réfléchie, respectant des exposés vigilants et issue de vrais débats.

Petite remarque pour finir: avec une forte augmentation d'électeurs - étrangers - le nombre de signatures imposées a explosé, mais pas le temps de récolte. Cherchez l'erreur. On va devant des années difficiles.

 

Sur le même sujet

Claire Cachin, Morges, Journal de Morges, vendredi 23 février 2007

Content, le PSM a pu déverser tout son fiel contre les partis de droite qui osent contrer leur décision, mélangeant au passage référendum communal, élections cantonales et même votation fédérale et frustration de pouvoir... Un amalgame que j'ai beaucoup de peine à comprendre. J'en déduis donc qu'il ne s'agit que de basse polémique politicienne, touchant toute une frange de la population morgienne qui ne partage pas l'idéal de la gauche et qui, par conséquent, sont des gens irresponsables et de peu de discernement. Merci pour eux... Je rappelle ici, brièvement le déroulement du processus:

1. Conseil communal de décembre 2006. Par deux voix de majorité, la droite obtient que le plafond d'endettement soit fixé à 125 millions de francs, allant à rencontre de la demande de la Municipalité. Mauvaise perdante, la gauche demande un deuxième débat. Ce qui est accepté.

2. Conseil communal de février 2007. Aucun élément nouveau n'est apporté qui pourrait laisser entrevoir un changement de position des conseillers. Mais voilà, la gauche a rassemblé ses troupes et obtient, pour 2 voix d'écart, que le plafond soit porté à 135 millions de francs. Gagné.

3. La droite demande que le Conseil communal dépose un référendum. Refusé. La gauche est majoritaire et le fait bien sentir.

4. Les partis de droite lancent alors un référendum et la gauche crie au scandale.

Que nous dit encore le PSM avec une arrogance certaine, pour justifier son irritation ? Que les citoyennes et citoyens ont donné mandat au PSM et ses alliés de réaliser leur programme. Faut-il ici rappeler que ce parti représente le 51%, non pas des électrices et électeurs comme il semble vouloir le faire croire, mais bien des votants. Nuance! Le 49% de ces gens-là ont donné mandat à la droite pour gérer les biens communaux à leur satisfaction, ce qui investit les partis concernés d'une responsabilité aussi grande que celle attribuée à la gauche. Donc usez d'un peu de modestie Mesdames et Messieurs.

Je pense qu'au vu d'un vote aussi serré au Conseil communal, il n'est pas déplacé que les citoyens se déterminent sur le sujet et il n'appartient pas à la gauche de décider sur quoi les Morgiennes et les Morgiens ont envie de pouvoir s'exprimer. La démocratie directe est un privilège qui peut être appliqué en toutes circonstances et le PSM ne s'en est pas privé que je sache. S'il n'est pas dans l'objectif de la Municipalité d'atteindre le plafond de 135 millions de francs qu'elle nous explique alors pourquoi la décision de fixer la limite à 125 millions ne lui convient pas. Pourquoi la Municipalité et le Conseil communal, tous deux à majorité de gauche, mettent-ils tant d'acharnement à contrer le référendum? Monsieur le Syndic, les seuls menteurs à Morges ne sont-ils issus que du camp bourgeois? La population concernée appréciera...

J'ai signé le référendum, mon mari l'a fait signer à de nombreux Morgiennes et Morgiens de toute sensibilité politique, qui tous sont des gens responsables et respectables et je les remercie. Voilà beaucoup de bruit et de polémique pour rien...

 

Qui ment ?

Eric Décosterd, Morges, Journal de Morges, vendredi 23 février 2007

Le débat sur le plafond de la dette provoque de la part de Monsieur le Syndic Eric Voruz des réactions pour le moins « déplacées ».

Traiter des conseillers communaux de menteurs est grave ; cela contribue à discréditer la politique à un moment ou elle n'en a vraiment pas besoin.

Rappelons, les faits !

Un certains nombres de conseillers pensent qu'une augmentation de la dette entraîne une augmentation des intérêts à payer... ce qui tôt ou tard va obliger la Municipalité à proposer une augmentation des impôts. Nous venons de vivre cela à Nyon, et nous allons bientôt le voir à Pully.

Sachant que les morgiens ne veulent pas d'une augmentation d'impôts (vote du référendum il y a 3 ans), il est de notre responsabilité d'élus d'éviter d'entrer dans la logique infernale décrite plus haut. Pour cela il est important de limiter le plafond de la dette. Où est le mensonge ? On peut à la limite réfuter la logique du raisonnement, mais prétendre que ceux qui le tiennent « mentent » n'est pas digne d'un élu municipal et ne correspond pas à l'idée que je me fais de la politique.

A la réflexion, je me pose la question suivante : Qui ment ? Celui qui prétend que l'augmentation de la dette va provoquer à la longue une augmentation d'impôts, ou celui qui affirme qu'il n'y aura pas d'augmentation d'impôts ? Réponse durant la législature !

 

Monsieur le Syndic Eric Voruz

Roger Christinat, Morges, Journal de Morges, vendredi 23 février 2007

En lisant vos propos qui ont été transcrits dans le 24 Heures du 15 février 2007, je suis fortement choqué et déçu. En effet lorsque vous déclarez que les quatre partis du centre droite sont des menteurs, par déduction cela veut dire que le 49% des membres du Conseil communal de Morges (soit les membres de l'Entente Morgienne, les Radicaux, les Libéraux et l'UDC ) sont des menteurs. Je ne peux accepter cette insulte. Lors de la séance du Conseil de décembre 2006, après discussion des rapports de majorité (plafond à 135 millions) et celui de minorité (plafond à 125 millions) concernant l'objet «détermination d'un plafond d'endettement», il y a eu un vote par appel nominal, sur demande d'une Conseillère-socialiste; il en est résulté que le rapport de majorité était refusé par 45 voix (droite) contre 43 (gauche). De ce fait, le rapport de minorité (125 millions) était accepté. Suite à ce résultat, la gauche a demandé un second débat (le nombre des conseillers de gauche présents lors de cette séance était inférieur à celui de ceux de droite). Lors de la séance de février 2007, un second vote a eu lieu concernant ce même objet. Cette fois, le rapport de majorité a été accepté par 2 voix de plus (en faveur de la gauche). Suite à ce résultat un Conseiller du parti radical a demandé que la décision soit soumise au corps électoral, ce qui fut refusé par la gauche. Dès lors.

lorsque le parti socialiste (dont vous êtes l'élu) écrit , je cite: «nous sommes de fervents défenseurs de la démocratie directe», j'ai de la peine à le croire. Si cette pratique se poursuit, je me pose de sérieuses questions quant à la sérénité des prochaines séances au Conseil communal de Morges, notamment lors des débats droite (49 Conseillers), gauche (51 Conseillers, soit 34 socialistes, 7 POP, 5 Verts, 5 Indépendants.

 

Un référendum pour rien?

Marie-France Lendvaî, Morges, Journal de Morges, vendredi 23 février 2007

Le Parti Socialiste morgien reproche aux partis du Centre droite d'user du référendum de manière antidémocratique. Ainsi, il y aurait deux manière d'user d'un droit ancré dans la Loi sur l'exercice des droits politiques : la «bonne» lorsque ce droit est utilisé par les Socialistes et la «mauvaise» lorsque les autres partis y font appel ! Lors de la séance du Conseil communal du 6 décembre 2006, la «majorité» de gauche s'est trouvée minorisée par la «minorité» du Centre droite et un plafond d'endettement de CHF 125 millions avait été voté par 45 OU! contre 43 NON. La gauche a recouru en demandant un second débat. La décision du 7

février 2007 a été de fixer le plafond d'endettement à CHF 135 millions par 46 OUI contre 43 NON.

Lorsque deux décisions contradictoires sont prises avec un écart de voix aussi faible, il est logique de demander au peuple de trancher. C'est l'essence même de la démocratie, n'en déplaise à un Parti Socialiste qui n'accepte la démocratie que lorsqu'elle lui est favorable.

En outre, ce parti reproche au Centre droite d'user de ['arme du référendum pour masquer son opposition à la caisse maladie unique ou pour se faire une publicité pendant les élections cantonales. Lorsqu'on en est réduit à utiliser des arguments à côté de la question, c'est que ceux qui concernent la question en elle-même sont bien pauvres... J'invite ainsi les Morgiennes et les Morgiens à lire attentivement le communiqué officiel du comité référendaire publier dans ce journal pour se faire une opinion sur la question du plafonnement. Quant à se faire traiter de « menteur » par Monsieur Eric Voruz, la décence voudrait que de telles paroles ne soient prononcées de la part d'un Syndic. Pour le bien de la Ville et des générations futures, je vous invite à signer le référendum contre le plafond d'endettement de CHF 135 millions.